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D'un
Bleu Turquoise (11ème
épisode)
Le
bien-être par excellence, en nos êtres imbibés
d'innocence et d'émerveillement, prit un éclat ajoutant
au décorum déjà fort magique de notre pièce.
La nature nous plaçait de façon très aiguë
en plein dans la scène de l'observation et de l'action jumelées.
L'on ne pouvait enclencher l'une en ignorant l'autre, et vice versa.
Dans l'un et l'autre cas, la spontanéité ou plutôt,
une certaine précipitation spontanée, dans une conscience
immaculée était notre partage, quant à notre
participation à ce qui devant nos yeux, se déroulait.
Le fait de " mémoire " dont je faisais allusion
ne se présentait aucunement en conjonction avec un effort
cérébral quelconque pour se " souvenir ".
Non ! Le Passé, avec ses semblants de points de repères,
pour autant qu'il y en eût un, était au Présent.
C'est ainsi que les mots à nous prononcés furent spontanément
compris avec la pleine réalisation de leur contexte dans
un passé lointain, réactualisé. La clarté
spirituelle qui prenait règne en nous n'était que
la confirmation de notre entendement et réalisation de l'éternel
Présent. Nous écoutions, nous communiions
Attentifs
disciples.
La colonne
de lumière, de forme humaine, après son allocution
de salutation, poursuivit :
" La monade, le " 1 ", au départ fut ! Seule
et complète ;
auto-contenue, dans un mouvement de vie auto-généré,
constituant la règle de son existence. Un effort soutenu,
ne se limitant pas simplement à entretenir le mouvement vital,
mais aussi, garantissant son expansion, soumission à la Loi
incontournable gérant le Tout. L'expansion produisit l'inévitable
polarisation en raison de la Force de cohésion qui fut nécessaire
au maintien du tout dans l'unité. La diversité dans
la réalisation de la monade devint le miroir au-dedans duquel
ce " 1 " du départ se projeta. Ainsi naquit le
" 2 ", réplique de la monade, et lui faisant face.
"
A ces
mots, la colonne de lumière qui depuis le début de
l'instruction était presque immobile se mit en mouvement
circulaire sur elle-même allant de plus en plus vite et projetant
à ses extrémités un halo violacé et
jaunâtre, tandis qu'en son centre se fit une ligne séparant
deux lobes
de plus en plus distincts. les deux lobes ainsi créés
étaient sous l'influence de deux forces, celle de l'expansion
et celle de la cohésion. Les deux lobes devenaient progressivement,
deux colonnes de lumière distinctes baignant cependant dans
le contexte d'une aura générale commune. Les couleurs
modulaient entre un violet doux et un bleu verdâtre. Les deux
formes apparaissaient égales en taille, presque semblables
dans leurs moules. Il y avait cependant une distinction percevable
dans leurs qualités distinctes, dans leur véhicule
vibratoire, si je le puis ainsi dire. Nous avions à présent
deux colonnes de lumière, de forme humaine.
Notre
leçon se poursuivit : " La monade se regardant maintenant
au-dedans de sa propre nature projetée, en raison de la Loi,
permit à l'expansion de devenir de plus en plus complexe,
projetant des formes de plus en plus variées soumises de
la même manière à la Loi. Une forme alliant
les caractéristiques respectives de la monade et de son reflet
fut ensuite projetée. Ce fut une sorte de progéniture
directe des deux formes primordiales, une sorte de résultante.
Une relation vibratoire particulière devait présider
désormais aux échanges entre les trois formes. Ces
échanges, de plus en plus sophistiqués engendrèrent
un degré subtil de cohésion entre les trois formes.
Un degré de conscience, participant à la fois à
la continuelle manifestation de la Loi, mais également à
la réalisation du soi, se développa. L'Amour, Force
de cohésion et Essence de Vitalité, fut ainsi projeté.
"
Les deux
formes humaines qui se faisaient face semblaient à présent
diriger l'une vers l'autre une sorte de fluide qui ne pouvait être
décrit comme un rayon lumineux ; il ne pouvait non plus être
décrit comme substance liquéfiée. Cette projection
particulière ne diminuait en rien les autres émanations
luminescentes qui se propageaient dans toutes les directions depuis
leurs êtres. La projection fluidique était différente
distincte.
Une condensation progressive se développa, pour au bout d'un
moment, faire apparaître dans une auréole, une troisième
forme humaine. Tout comme les deux premières, celle-ci ne
laissait voir aucun trait particulier qui aurait pu donner à
en deviner le genre. Cependant, l'une des beautés de cette
troisième forme était la somme des nuances indescriptibles
de couleurs alliant étonnamment les couleurs prédominantes
des deux premières formes en y ajoutant d'autres teintes,
toutes harmonieuses et impossibles à décrire. Là,
devant nous, se tenaient à présent trois formes humaines,
la dernière émanée, se tenant entre les deux
premières.
Il nous
fut demandé à Ayana et moi, de joindre nos deux index
de nos mains gauches et de les tenir à la hauteur de nos
épaules, en direction de nos Célestes Hôtes.
Nous fîmes ce qui était attendu de nous. Des trois
formes humaines, se dirigea un faisceau de lumière qui se
concentra sur nos doigts. Puis, le rayon s'estompa pour laisser
apparaître, accroché à nos deux doigts un magnifique
bracelet, d'un magnifique bleu, d'un bleu, magnifiquement
turquoise.
Il nous fut dit : " Le moment venu, que cette orbe soit un
présent pour votre projection. Que l'Amour soit ! "
Un son
OM retentit, prolongé par la Musique des Sphères
Ayana
et moi, entonnions doucement le Divin son, tandis que les trois
formes se rejoignaient pour ne devenir qu'une seule colonne de lumière.
La clarté de la présence s'estompa progressivement
jusqu'à disparaître. Notre pièce reprit peu
à peu de son aspect normal.
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Jean-Pierre
Simons
©
2003
Note:
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