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D'un
Bleu Turquoise (12ème
épisode)
L'orbe
qui nous fut offerte apposa sur notre lien, l'imprimatur de la source
même qui l'avait générée, ajoutant ainsi
à notre compréhension des choses, un degré
accru de pertinence mystique. Elle était à la fois
le lien vivifié entre Ayana et moi, et également,
le pont matérialisé entre le " haut " et
le " bas ", entre le visible et l'invisible, le connu
et l'inconnu, le tangible et le mystérieux, le noumène
et le phénomène
nous avions nos racines fermement
implantées dans les deux mondes et en appréciions
les perspectives.
De gaieté de cur, nous examinions la beauté
matérielle du bijou, et nous extasions de sa signification
profonde pour nous. Nous avions bien compris les dernières
paroles à nous adressées, par notre céleste
visiteur. Leur simplicité n'avait pas manqué de dévoiler
la gravité de leur contexte, tant nous savions que ces mots
avaient été à bon
escient choisis pour transmettre leur clair message aux deux néophytes
que nous étions.
L'orbe
était le sceau du retour. L'orbe était aussi le catalyseur
du renouveau trouvant son expression dans les cercles concentriques
toujours grandissants du cylindroïde universel. Ce qui ne pouvait
être compris dans son immédiate genèse, le devenait
par le processus du retour, la juxtaposition de l'image avec sa
source permettant la naissance d'un troisième point ab ovo.
L'orbe était le plus grand message d'espoir et d'espérance,
dans l'assomption existentielle qui prenait de temps à autre,
des détours inconnus, projetant effroi sur la mortelle nature
humaine. Elle était une valeur rassurante, un baume adoucissant
sur les angoisses du " qui suis-je ? ", même si
elle ne donnait pas réponses soudaines à toutes les
autres intrigues possibles. Elle était une clef confirmant
le passage avec succès par une épreuve, un test. Elle
marquait d'une pierre blanche le chemin jusque-là parcouru
par les néophytes que
nous étions, dans la quête du Graal. Elle nous donnait
droit et pouvoir à l'invocation d'une influence céleste,
si besoin en était. Elle marquait ainsi le début d'une
vie très différente pour nous, tant dans notre entendement
que dans notre faculté de penser et d'agir. En somme, l'orbe
à nous confiée, était notre " Sceau de
l'Alliance Nouvelle ".
Demeurés
seuls dans notre pièce, Ayana et moi restâmes silencieux,
méditatifs. Je tenais ses deux mains closes dans les miennes.
Dans le creux de ses mains se trouvait le présent. Nos curs
battaient à l'unisson, en célébration de notre
profonde harmonie avec les forces universelles. Nos curs solfiaient
des lignes mélodieuses, sur les violons et harpes de nos
réalités intérieures, de nos caractères
psychiques. Des vagues tanguantes créaient par répétition,
un envol vers l'oubli
l'oubli de soi. Une fois de plus, je
voulus associer à ce que nous ressentions, ici et maintenant,
tous les êtres qui s'aiment, quels qu'ils fussent et quels
que fussent leurs règnes. Ici en effet, il y avait surtout
vibrations, la forme cédant de son importance aux instances
plus glorieuses de l'esprit. Je voulus entendre le mot " Amour
" prononcé cent mille milliards de fois à la
seconde par la plus-que majorité des êtres de l'univers,
dans des combinaisons éternellement changeantes. Je voulus
voir que l'aura de ma planète Terre devenait immaculée,
lavée de toutes ses impuretés qui puisent source dans
les insuffisances de la nature humaine. J'entendis le cur
d'Ayana murmurer au mien, dans une émission de vux
complémentant ceux que mon cur avait conçus.
Je l'entendis invoquer et projeter sur toute la Terre, les couleurs
secrètes de la forme Femme, vibration maternelle primordiale.
Tels
furent les autres moments de pur privilège que nous partageâmes.
Le demi-sourire sur les lèvres d'Ayana illuminait sa beauté
physique. Je caressai doucement ses mains prenant conscience de
la douceur de sa peau. Mes yeux parcoururent ses traits dans leur
totalité, s'arrêtant de temps à autre pour me
laisser imprégner par la beauté de ce corps de femme
et surtout par la violente attraction qu'elle exerçait sur
moi. La sensualité de sa chaude respiration, de son regard
pénétrant le mien, de la chaleur se
dégageant de tout son être imposèrent petit
à petit un enivrement que mes sens traduisaient illico de
mille et une manières. J'ouvris doucement ses mains, prit
le présent de ses mains et le déposai sur l'un des
oreillers proches de nous. Ses mains devenues libres, s'offrirent
à mon corps avec générosité. Une fièvre
nommée " désir " déversa sur nous
une ardente potion qui humidifiait nos corps devenus brûlants
d'Amour. Des étreintes, et encore des étreintes
Nos corps s'offrirent sans retenu, l'un à l'autre. L'Amour
fut Reine et Roi à la fois.
(A
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)
Jean-Pierre
Simons
©
2003
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Une
Excellente Idée
Il
m'a été fortement suggéré par
deux amis de faire publier "D'un Bleu Turquoise"
sous la forme d'un roman. J' avais à l'esprit de rassembler
tous les épisodes de l'histoire dès que celle-ci
serait terminée , et de les publier. Je trouve l'idée
suggérée plus intéressante et meilleure
comme challenge. Je vais donc travailler dans cette direction-là.
Donc, ce 12ème episode sera le dernier que je publierais
dans mes Newsletters.
Je
continuerai à travailler discrètement à
la rédaction de l'histoire jusqu'à sa fin. Les
épisodes passés seront ré-écrits
de manière à inclure certains détails
que j'avais laissé de côté pour satisfaire
le format de la Newsletter.
Lorsque
le roman sera terminé ou publié, vous serez
évidemment les premiers à en être informés.
Entre temps, les épisodes déjà publiés
le resteront et pourront facilement être consultables.
Je
vous remercie de vos encouragements. Vos suggestions continueront
d'être les bienvenues.
Amicalement,
Jean-Pierre
Simons.
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Note:
Toutes les Lettres peuvent être lues à l'adresse suivante:
http://www.sighes.com/news_letters_lettres_publiees.htm
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