|
M
A K O S S A
Un Puissant
Ingrédient
Le Makossa
ne se prête pas facilement aux définitions par trop
précises. C'est une sorte de " du-dum "
à la basse ou encore, un élusif " taa-tak
" à la batterie ; c'est aussi une charmante série
de pas exécutés dans un triangle, appelés "
three-point ", enjolivé par un clin d'il taquin.
C'est
Il faut avoir vécu plusieurs années au
Cameroun pour le bien comprendre. Les Camerounais utilisent un certain
mot de la langue et de la tribu Douala, qui décrit de façon
générale les sentiments éclos de l'expérience
Makossa : " Loko ". Le mot résume en essence, beaucoup
de choses caractéristiquement ressenties avec le Makossa
fierté, sophistication, style, désir d'être
unique, raffinement, élégance, amusement, coquinerie,
charme
etc.
Le Makossa
est déjà allé au-delà des frontières
du Cameroun, enrichir la vie de beaucoup de personnes. Le monde
a été frappé par le phénomène
" Zouk ", rythme nous venant des îles françaises
de la Martinique et de la Guadeloupe. Peu de personnes connaissent
cependant la petite histoire derrière la genèse du
Zouk rendu populaire par le groupe parisien Kassav.
Dans les années 70, plusieurs musiciens professionnels Camerounais
s'expatriaient pour s'installer à Paris. La grande demande
des bassistes et batteurs d'origine camerounaise contribua à
cet exode. Il y avait plusieurs studios où ces musiciens
préféraient se retrouver pour travailler.
Dans l'un de ces studios, Jacob Desvarieux qui sera plus tard l'un
des fondateurs de Kassav, y travaillait comme ingénieur du
son. Lui-même guitariste de grand talent, il s'occupait de
ce travail au studio, pour arrondir ces fins de mois. A mon arrivée
à Paris en 1981, le studio en question était très
populaire auprès des musiciens camerounais et j'eus l'occasion
de faire la connaissance de Desvarieux. Plusieurs musiciens Africains,
Martiniquais et Guadeloupéens en fait, convergeaient vers
ce studio. Jacob Desvarieux devint très attaché aux
mélodies Makossa qu'il enregistrait nuit et jour, jouant
même occasionnellement une partie de guitare ici et là.
Avec le concours de certains de ses amis, il mit sur pied Kassav
comme groupe expérimental pour jouer la " Biguine "
de son pays, à laquelle l'essence du Makossa était
adjointe. Le clavier était Mbida Douglas, merveilleux professionnel
de longue date, du Cameroun. Tel fut le début d'une formidable
expérimentation qui donna quelques années plus tard,
le grand succès de Kassav partout dans le monde. Jean-Claude
Naimro de la Martinique, un autre vétéran de la musique
qui avait découvert le Makossa et en fait avait travaillé
avec tellement de musiciens camerounais, plus tard, remplacera Mbida
Douglas. Naimro était toujours très estimé
pour sa sensibilité et sa compréhension du Makossa.
Il serait
bon de mentionner également un très talentueux guitariste
de Norvège qui fut introduit au public camerounais par Manu
Dibango dans les mêmes années, un monsieur du nom de
Slim Pezzin. Lui aussi tomba amoureux du Makossa et plus tard produisit
deux artistes camerounais Ekambi Brillant et Pierre Didi Tchakounté
énormes
succès ! Là aussi, nous étions en présence
d'un très sensible et talentueux musicien qui était
capable de jouer du Makossa comme le ferait un Camerounais. Il a
été lui aussi, très aimé.
Le Makossa
est un phénomène intéressant qui va certainement
continuer de se développer, se faisant un cercle de plus
en plus grand d'amis et sympathisants dans le monde. Ces hommes
et femmes se seront volontairement soumis à l'envoûtement
bien irrésistible du
Loko !
Jean-Pierre
Simons
© 2003
|
Une
Excellente Idée
Il m'a été
fortement suggéré par deux amis de faire publier "D'un
Bleu Turquoise" sous la forme d'un roman. J' avais à
l'esprit de rassembler tous les épisodes de l'histoire dès
que celle-ci serait terminée , et de les publier. Je trouve
l'idée suggérée plus intéressante et
meilleure comme challenge. Je vais donc travailler dans cette direction-là.
Donc, ce 12ème episode sera le dernier que je publierais
dans mes Newsletters.
Je continuerai
à travailler discrètement à la rédaction
de l'histoire jusqu'à sa fin. Les épisodes passés
seront ré-écrits de manière à inclure
certains détails que j'avais laissé de côté
pour satisfaire le format de la Newsletter.
Lorsque
le roman sera terminé ou publié, vous serez évidemment
les premiers à en être informés. Entre temps,
les épisodes déjà publiés le resteront
et pourront facilement être consultables.
Je vous
remercie de vos encouragements. Vos suggestions continueront d'être
les bienvenues.
Amicalement,
Jean-Pierre
Simons.
Note:
Toutes les Lettres peuvent être lues à l'adresse suivante:
http://www.sighes.com/news_letters_lettres_publiees.htm
|